/// RÉSIDENCE D’ARTISTE À SPOROBOLE / DU 07.10 AU 29.11 2019

Exposition du 22/11/2019 au 14/12/2019

Vernissage 22 novembre 2019 – 17H

/////////// Je n’existe pas encore ////////////

2010

Vidéo

L’oeuvre Je n’existe pas encore met l’accent sur les doublures de personnages en image de synthèse. Ils ont été créés pour le « bag of tricks » du cinéma, en vue de créer des effets visuels. Initialement invisible au  yeux du spectateur, les personnages animés par ordinateur ne prennent vie que par des textures simulées mathématiquement.

La principale motivation de Susanna Flock est de révéler la lumière derrière le costume fantôme d’un personnage en image de synthèse, par exemple, derrière cette façade qui produit des possibilités presque infinies de visualisation de pensées et de fictions, et qui existe loin des contraintes des lois physiques.

Les constructions invisibles des effets numériques sont disséquées pour rendre tangible le corps de l’être apparemment sans corps. En coulisses, on peut apercevoir des représentants inanimés, qui ne deviennent sujets qu’une fois qu’ils ont été numérisés et traités.

Si, par exemple, un acteur ou une actrice parle avec une créature mythique, ses habitudes de visionnement ne sont pas perturbées; cependant, si ses textures numériques sont soustraites de la figure du conte de fées, il reste un objet vert, informe, qui une fois dépouillé de magie, nous dérange.

Des objets potentiels de substitution dont la forme s’inspire de celle des écrans verts susmentionnés, ont été conçus pour le projet. Ils ont été mis en scène dans divers contextes. Ils deviennent les acteurs principaux d’une œuvre vidéo expérimentale. Le titre Je n’existe pas encore fait allusion à un personnage en image de synthèse adopté qui n’a pas encore été texturé, c’est-à-dire qui n’est pas rendu, et qui mène l’œuvre comme une voix narrative.

Les scènes avec les doublures sont prolongées par des scènes qui traitent de manière associative des thèmes qui se déplacent entre le virtuel et le physique, le visible et l’invisible. D’une certaine manière, les personnages en image de synthèse n’ont pas de référents physiques, car les doublures ne sont que des substituts pour orienter la programmation 3D et donner aux acteurs quelque chose de tangible pour travailler avec eux. Ainsi, les créatures en image de synthèse ressemblent à des fantômes, où les doublures sont leur ancre matérielle. En utilisant l’exemple des personnages animés par ordinateur, Il s’agit ainsi de déconstruire les surfaces d’image et de thématiser la désincarnation que l’on trouve dans les mondes techniques et virtuels.

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// Échanges d’artistes et d’ateliers-résidences entre le Québec et la Haute-Autriche //

Considérant l’importance pour le gouvernement du Québec de développer des liens culturels durables avec la Haute-Autriche, le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a conclu en 2014 une entente de partenariat de deux ans avec le gouvernement de la Haute-Autriche pour réaliser un échange de résidences de création et de ressourcement en arts visuels et en arts numériques. Ces résidences visent à favoriser l’établissement de liens durables et la confrontation de points de vue entre les artistes québécois et haut-autrichiens, contribuant ainsi au développement de leurs démarches artistiques.

Dans le cadre de cet échange, un artiste québécois pourra séjourner deux mois dans l’un des neuf studios composant la Résidence internationale d’artistes de la Ville de Linz et un artiste haut-autrichien effectuera une résidence de création d’une durée identique au centre SPOROBOLE, à Sherbrooke.

 

L’artiste remercie  l’Académie Schloss Solitude pour sa contribution au projet.

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