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je ne raconte pas d’histoires //Julie Faubert

Exposition

Julie Faubert

je ne raconte pas d’histoires

29.05 — 06.07 / 2014

Julie Faubert 2014

Vernissage le 29 Mai 2014 – 17h

je ne raconte pas d’histoires
situations sonores 

Ce qu’il y a dans cet espace ne devrait pas être présenté, ni introduit, ni pressenti.

Dans cet espace, je ne raconte pas d’histoires, mais je crée une « histoire d’espace » qui nous force à réajuster sans cesse nos perceptions, nos doutes, nos fantasmes; je crée une ligne poreuse sur la frontière entre ce qu’il y a et ce qu’il pourrait y avoir.

Les histoires racontées nous font sortir des espaces dans lesquels on entre. Elles nous amènent ailleurs après nous être déjà déplacés ici.

Il n’est pas du tout question de sortir de l’espace, mais plutôt d’y entrer, d’y entrer entièrement. Il est question de voir plus, d’entendre plus, de percevoir plus.

D’être aux aguets.

(On peut se demander ce qu’est ce plus,  bien sûr.

Je me le demande aussi encore.)

Car il me semble qu’il devient urgent de

troubler notre relation paisible à l’espace

(et au monde).

D’installer une certaine vigilance.

De bousculer un peu l’assurance de ce que l’on voit, de ce que l’on sait, de ce que l’on entend, de ce que l’on perçoit.

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Peut-être que je pourrais aussi ajouter que j’aime l’état de présence engendré par l’écoute et que c’est à partir de cet état précis qu’il est ensuite possible de dire autre chose.

/// Julie Faubert /// Presentation d’artiste (1 de 3) from Sporobole on Vimeo.

/// Julie Faubert /// Presentation d’artiste (2 de 3) from Sporobole on Vimeo.

/// Julie Faubert /// Presentation d’artiste (3 de 3) from Sporobole on Vimeo.

 

Biographie

Julie Faubert s’intéresse à l’espace qu’occupe/inoccupe le corps en Occident. Elle questionne le dualisme fondateur de nos perceptions, de nos espaces et de nos mots. Elle a un grand parti pris pour le mélange : d’idées, de temps, de corps, de gestes, de lieux. Elle aime – pour le moment – dire qu’elle crée des situations (publiques, critiques, sonores, …), c’est-à-dire des contextes dans lesquels un lieu, des pensées, des sons, des images, des gestes viennent mettre en doute une expérience. Inlassablement critique face aux multiples opérations qui engendrent, nourrissent et reconduisent le conformisme endémique de nos sociétés, elle espère se mettre du côté de ce qui est encore à venir.

Depuis 2001, elle a réalisé de nombreuses installations et interventions dans lesquelles vont et viennent les  pratiques d’écriture et les pratiques d’espaces, les cueillettes d’objets et les démarches relationnelles, les contextes d’écoute et les dérives urbaines. Comme plusieurs autres, elle a exposé au Québec, au Canada et en Europe. Elle complète actuellement un doctorat (Ph.D. Espacio público y regeneración urbana: arte y sociedad, Universitat de Barcelona / Ph.D en aménagement, Université de Montréal) qui porte plus spécifiquement sur les parcours sonores urbains et les enjeux esthétiques, éthiques et politiques liés à la présence des corps dans l’espace public. Elle enseigne à l’École des arts visuels de l’Université Laval.

L’artiste tient à remercier très chaleureusement David St-Onge, Étienne Roussy, Johanne Côté, Kévin Lombarte-Loncle, Hélène Martin, Delphine Hébert-Marcoux, Claire Marcil et Maroussia Faubert-Bravo, Alain Chénier, Hinda Essadiqi, Maurice Marques, Catherine L’Hérault et Aude Maltais-Landry. Elle remercie aussi l’équipe d’Avatar et tous ceux et celles dont l’aide est encore à venir.

Photographies : Tanya St-Pierre