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RV3 / BétaLab0918

Exposition

T. Watson, G. Chevalier, C.-É. Brochu

RV3

28.09 — 20.10 / 2018

Vernissage le 28 Septembre 2018 – 5 à 7

Soutenant la pluralité des pratiques actuelles, nouvelles et critiques qui utilisent, questionnent, reconstruisent, ou re-visitent l’idée même du numérique et de ses outils, Sporobole a récemment lancé un nouveau programme de résidence d’expérimentation, de formation et de production en réalité virtuelle. Visant les artistes de toutes les disciplines, ce programme de résidence a pour objectif d’offrir aux artistes un espace d’expérimentation propice au développement de démarches artistiques et d’approches critiques en réalité virtuelle.

Le programme propose une approche équilibrée entre la formation théorique et pratique, le développement des connaissances des enjeux, des limites et des possibilités du médium et l’expérimentation esthétique et technologique.

Le programme de résidence, d’une durée de neuf semaines, s’est déroulé du mois de mars à la fin du mois d’août et a accueilli trois artistes, soit Charles-Etienne Brochu (Québec), Geneviève Chevalier (Eastman) et Thomas Watson (Montréal).

Charles-Etienne Brochu / Promenade

Avec ce projet, l’artiste s’intéresse à la thématique du travail, cette activité paradoxalement célébrée par la société et décriée quand elle suscite le fanatisme et encourage les inégalités. Le dispositif principal de l’œuvre repose sur un programme de génération procédurale. En se servant de ce type d’algorithme, l’oeuvre propose au spectateur une traversée infinie de salles rappelant des bureaux. En avançant vers l’avant, le spectateur pourra découvrir de nouvelles salles, dont les configurations seront toujours différentes des précédentes et des suivantes. Ces salles de travail sont placées à l’intérieur d’un espace virtuel qui rappelle le passage du jour, de façon à souligner esthétiquement le passage du temps. Empruntant volontairement le style d’un jeu vidéo, l’artiste incite les spectateurs à voir cette promenade comme une aventure fictive tout en soulignant que les nouveaux agencements de pièces ne seront jamais plus que le fruit d’un hasard calculé.

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Geneviève Chevalier / L’Herbier et son Double

L’amorce du projet L’Herbier et son Double comprend des images stéréoscopiques filmées en 360 degrés ainsi que des éléments modélisés. L’œuvre est ancrée dans l’Herbier Marie-Victorin de l’Institut de recherche en biologie végétale de l’Université de Montréal. Fondé en 1919, l’Herbier est l’une des collections scientifiques majeures du Canada : 700 000 planches y sont conservées. Le projet s’appuie sur certains écosystèmes naturels visités par le frère Marie-Victorin (né Conrad Kirouac, 1885-1944) lors de ses innombrables expéditions d’herborisation. On retrouve d’ailleurs ici un groupe de botanistes et d’artistes s’étant rendu le 15 juillet 2018 sur les lieux de la dernière herborisation de Marie-Victorin, le 15 juillet 1944, à Black Lake.

L’œuvre s’intéresse à la collection que constitue l’Herbier, à son fonctionnement et sa matérialité, puis à son utilisation à des fins de recherche — notamment autour des changements climatiques. En effet, l’Herbier peut devenir un outil permettant de remonter le fil du temps et de comparer les stades de développement saisonnier des plantes à travers les décennies. C’est ainsi qu’il permet d’étudier le phénomène de la dyssynchronie phénologique, un décalage observé qui s’instaure peu à peu entre les stades de développement de différentes espèces composant un écosystème.

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Thomas Watson / CRVB

Le point de départ pour CRVB, est une vidéo virale d’un crabe tenant un couteau. Le crabe est simultanément provoqué par un humain et enregistré en vidéo sur un téléphone portable.

L’expérience en réalité virtuelle déplace la perspective du spectateur de l’acte du caméraman humain à celle du crabe pour suggérer à la fois une expérience incarnée en tant qu’animal, et pour critiquer le rôle de l’acteur humain. Ce travail offre l’occasion de questionner la motivation humaine d’un tel acte ainsi que d’interroger le support jetable de la vidéo virale, quelque chose de si immédiat à produire qu’il ne subit aucune information contextuelle telle que l’origine de quand et où, ou même pourquoi il a été produit. En tant que média, il peut circuler instantanément dans le monde entier d’une manière qu’aucune planification centralisée ne peut prédire et encore moins imiter.

(Traduit avec www.DeepL.com/Translator)

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crédits photo : Tanya St-Pierre

 

 

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Biographie

Charles-Étienne Brochu

Originaire de Sainte-Ursule en Mauricie, Charles-Étienne Brochu vit et travaille à Québec. Sa pratique artistique gravite autour du dessin numérique et se décline sous forme d’impressions, livres, art web, GIF animés et courts-métrages. Il cumule différentes participations à des événements collectifs et des expositions, notamment à la Manif d’Art, à la Foire d’art actuel de Québec, à ARPRIM à Montréal, à L’Œil de Poisson et à La Chambre Blanche. Au printemps 2017, il était en résidence au centre d’artiste Caravansérail. Il a été le récipiendaire du prix Videre pour la relève en 2016.

Geneviève Chevalier

Geneviève est artiste, chercheuse et commissaire indépendante. Elle détient un doctorat en études et pratiques des arts de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), pour lequel elle a obtenu la bourse J.-A. Bombardier du CRSH. Dans le contexte d’un stage postdoctoral en muséologie et patrimoines, financé par le FRQSC, elle codirige un numéro de la revue Muséologies dans le cadre des activités du groupe de recherche CIÉ/CO (Collections et impératif évènementiel). Elle a été une artiste en résidence au Centre for Contemporary Arts de Glasgow (CALQ), au Banff Centre et au Vermont Studio Centre. Son travail a été présenté au Symposium de Baie-SaintPaul en 2016, au Musée de Lachine en 2015, à La Chambre blanche pour la Manif d’art 7 à Québec en 2014 et il le sera prochainement au Musée de Rimouski en 2018. Elle a publié des articles et recensions dans des revues spécialisées en art contemporain. Elle est chargée de cours à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM ainsi qu’à l’Université de Sherbrooke.

Thomas Watson

Né en Angleterre, Watson a fait sa maitrise en sculpture à l’Université de Concordia (Montréal, CA). Il a exposé à New York, USA (Flux Factory, Art Helix), Medellin, Colombia (Universidat de Colombia), Helsinki, Finland (Cable Factory), Aarhus, Denmark (spanien 19c), London, Manchester and Bristol, UK (Hackney Wick(ed), Cornerhouse Micro-commission, Plan 9) et à Montréal (Galerie Laroche/Joncas, Stewart Hall Gallery, l’ancienne école des beaux arts). Watson a été un artiste en résidence à l’Universidat de Colombia et à Artists House Leeds, UK, et bénéficiaire d’une bourse offerte par The Arts Council England.